Suite de notre série sur les métiers disparus de Normandie.
En bord de mer aussi, d’étranges métiers existaient encore au début du XXème siècle.

 

 LA PORTEUSE DE POISSONS

Une fois la pêche terminée, le bateau rentré à quai, les hommes allaient au café du port boire une moque de cidre ou se réchauffer avec un café, bien souvent coupé d’eau de vie. C’est alors que pouvait commencer le travail des femmes qui avaient pour tâche de négocier la pêche.

Le travail de ces « débarqueuses », ainsi qu’on les nommaient à Trouville, consistait à amener le poisson des barques jusqu’aux grossistes, les mareyeurs. Si, comme sur la photo, elles pouvaient porter le lot de poissons dans leur dos, elles pouvaient aussi le faire dans leur tablier, en prenant garde de ne pas tomber !

LES MARCHANDES DE MOULES

Numériser 30

Comme ici à Dieppe au début du XXème siècle, le poisson pouvait être vendu au bord d’une rue ou en un lieu bien connu par les acheteurs. Mais il n’y avait pas que sur les marchés que l’on pouvait se procurer des moules. Pour ceux qui habitaient en ville ou en campagne, il suffisait de prendre un panier, et sa voiture quand on était assez riche pour cela, et de se rendre en bord de mer.

Sur cette photo, on retrouve des outils traditionnels comme la manne, dans laquelle les marchandes vendent leurs moules. Bien souvent les marchandes se servaient simplement d’un boc, c’est-à-dire une tasse, en fer blanc, comme unité de mesure.