Premier volet de notre série sur les métiers disparus de Normandie. Découvrez le métier de charbonnier et celui de ménestrier, aux conditions de vie pour le moins difficiles.

LE CHARBONNIER

charbonnier

Les charbonniers fabriquaient et parfois vendaient leur charbon de bois. Il travaillaient dans la forêt car leur métier demandait une présence constante pour contrôler leur cheminée.

Entre les deux guerres, le charbonnier connut une grande prospérité grâce au gazogène, au fer à repasser, au chauffage domestique et grâce aux  pharmaciens qui utilisent les propriétés filtrantes et chimiques du charbon de bois.

Le charbonnier était généralement un personnage atypique, attifé de vieux vêtements, coiffé d’un chapeau déformé par le temps et chaussé de sabots. Comme on le voit sur la photo, la poussière du charbon lui offrait un teint sombre, éclairé par le seul blanc de l’oeil. Ils vivaient parfois au sein même de la forêt ,où ils y construisaient leur logis.

Pour réaliser le charbon, ils assemblaient des buches de bois qu’ils recouvraient ensuite de terre, plaçaient des braises au dessus du tas de terre grâce à un orifice et contrôlait la cuisson pour réaliser le meilleur charbon possible. Cette fabrication artisanale est joliment illustrée sur ce blog.

 

LE MÉNÉSTRIER

menestrier

Tout comme le rémouleur, le ménéstrier se promenait et offrait, pour quelques sous, ses chansons et ses histoires.

La photo ci-dessus laisse peu de doute sur la vie rude de cet homme. À gauche de la carte postale, il était inscrit :

« Tu chantes le printemps, la beauté, les amours
Joyeux ménétrier, chante, chante toujours ! »

 

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